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Anne Rouleau est une passionnée de voyages et de cuisine… c’est donc tout naturellement qu’elle a combiné ses deux passions pour proposer des ateliers culinaires inspirés de ses aventures autour du globe.

Le Soleil a rencontré la sympathique globetrotteuse de 37 ans la veille de son départ pour la Jordanie, le 21 janvier. Anne Rouleau s’y rendait pour un troisième séjour avec un objectif bien précis : ouvrir une antenne de son entreprise à Aqaba, ville portuaire au sud du pays. Madame Germaine y deviendra donc Madame Suhaila, et son associé Mohammed R. Dalaeen proposera de cuisiner des mets inspirés de la cuisine de sa mère, Suhaila.

Anne Rouleau, alias Madame Germaine

Mais revenons d’abord à la genèse de Madame Germaine. Anne Rouleau s’est lancée dans cette aventure en 2015, et s’y consacre à plein temps depuis six mois à peine.

Après avoir étudié en administration et occupé divers postes en gestion, celle qui voyage beaucoup depuis le début de la vingtaine a choisi de rassembler son expérience de femme d’affaires et ses passions. «Quand je vais dans un autre pays, je cherche à connaître la culture culinaire de ses habitants et à tisser des liens. C’est cela que je voulais offrir aux voyageurs qui viennent chez nous, à partir du cahier de recettes de ma grand-mère Germaine», explique Anne Rouleau.

Si les touristes constituent au­jour­d’hui près du quart de sa clientèle, qui apprend notamment à cuisiner cretons, ragoût de boulettes et pouding chômeur, «Madame Germaine» a vite constaté autour d’elle l’intérêt pour ses ateliers culinaires. Elle a décidé d’en offrir qui s’inspirent de ses voyages : Pérou, Maroc, Inde, Vietnam, Chine et Jordanie.


Du mansaf, l’un des mets jordaniens de Madame Germaine

«J’ai séjourné à plusieurs reprises et parfois plusieurs mois dans ces pays. J’ai une grande curiosité culinaire, mais je suis une autodidacte, je n’ai pas fait d’école de cuisine. Mes ateliers ne sont donc pas axés sur la technique, mais plutôt sur la découverte de recettes d’ailleurs, tout en apprenant davantage sur une autre culture.»

En effet, chaque atelier de quatre heures comprend l’élaboration d’un menu quatre services, entrecoupé d’une présentation sur le pays et des anecdotes de la voyageuse.

Le bonheur de recevoir

Anne Rouleau adore recevoir. Ce n’est donc pas surprenant si elle donne les ateliers chez elle, dans la maison presque bicentenaire qu’elle occupe avec son conjoint sur le bord du fleuve à Lévis. Magnifiquement rénovée, la demeure compte une grande cuisine avec îlot central pour travailler, et deux grandes tables pour les convives.

«Je veux que les gens se sentent comme chez eux, que ce soit convivial et qu’ils ne se gênent pas de fouiller dans le frigo!» Les apprentis d’un jour sont d’ailleurs invités à amener leurs breuvages, alcoolisés ou non.

De la soupe aux lentilles corail, l’un des mets jordanien de Madame Germaine

Lors de son passage, Le Soleil a eu droit à un aperçu de l’atelier sur la Jordanie en popotant, thé noir sucré à la sauge en main. La soupe aux lentilles corail, aromatisée aux neuf épices, est une recette transmise par une famille chez qui la globetrotteuse a séjourné. «Les Jordaniens sont super chaleureux et accueillants! La dame chez qui je logeais ne voulait pas me laisser partir et m’a servi cette soupe, que j’ai adorée», se remémore Mme Rouleau.

Pendant que la soupe mijote, on prépare du moutabel, un mezzé (hors-d’œuvre) fait à base de purée d’aubergines et de tahini (pâte de sésame), dans lequel on trempe des morceaux de pain pita. C’est simple, et c’est bon.

L’atelier complet nous aurait permis de concocter également de la pizza au zaatar (mélange d’épices du Moyen-Orient), du mansaf (mets national de Jordanie), de la salade arabe et du kenafa (dessert).

Madame Germaine reçoit chez elle des groupes de 5 à 20 personnes, que ce soit une famille, des amis ou des collègues — les groupes corporatifs représentent la moitié de sa clientèle, estime-t-elle. Environ une fois par mois, elle propose un atelier «ouvert à tous», où les gens sont jumelés pour former un groupe. La globetrotteuse culinaire peut également se déplacer sur demande pour des groupes de 10 à 40 personnes.

Anne Rouleau lors d’un séjour en Jordanie

La Jordanie, un coup de cœur

Éventuellement, Anne Rouleau compte remplacer certains ateliers par de nouveaux, notamment sur le Brésil, la Turquie et l’Ukraine. Interrogée sur sa destination préférée, la voyageuse indique qu’elle n’aurait pas pu en choisir une… avant de découvrir la Jordanie.

C’est donc dans ce pays, considéré comme sa deuxième maison, qu’elle a décidé d’exporter le concept de son entreprise. «Il y a beaucoup de touristes à Aqaba, avec ses stations balnéaires. En plus, le gouvernement jordanien a la volonté de faire passer le nombre de visiteurs étrangers de 4,2 millions en 2017 à 7 millions en 2020», explique-t-elle. Une occasion à saisir, surtout après avoir rencontré Mohammed, un passionné de cuisine comme elle, qui avait aussi cette envie de partager ses recettes familiales et de recevoir chez lui. Après Madame Germaine et Madame Suhaila, reste à voir où Anne Rouleau voudra bien s’établir la prochaine fois!

 

Lien vers l’article du Soleil: https://www.lesoleil.com/le-mag/alimentation/madame-germaine-la-cuisine-pour-voyager-et-tisser-des-liens-8b5149829eea1c711f9e3a2e794065bf

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